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Etude sur la production d'un document devant servir de fil conducteur dans la mutation vers l'agriculture de seconde génération

Etude sur la production d'un document devant servir de fil conducteur dans la mutation vers l'agriculture de seconde génération

RÉSUMÉ EXÉCUTIF
 

C’est en janvier 2011 que le Chef de l’Etat, son Excellence Monsieur Paul BIYA, lors du discours d’ouverture du Comice Agropastoral, inaugure le concept d’Agriculture de Seconde Génération (ASG) en ces termes : «Nous devons évoluer vers une agriculture de seconde génération». Cette préoccupation sera désormais au cœur de toutes les analyses et stratégies de ce secteur. C’est dans ce contexte qu’une étude, commanditée par le MINADER a été réalisé par le cabinet Obiv Solutions du 15 mars au 22 juin 2017 par lettre commande N°0001/LC/GG/MINADER/CMPM/2017 du 20 février 2017. L’objet de l’étude est de répondre à deux (02) questions fondamentales:

 Quel est l’état des lieux actuel de l’agriculture camerounaise? Quelle est l’importance spécifique des filières cacao et café ?

Au regard de l’état des lieux de l’agriculture camerounaise, quelles sont les mesures à prendre et les stratégies à mettre en œuvre pour opérer la transition optimale vers l’agriculture de seconde génération?

 L’étude retient le concept d’agriculture au sens large qui regroupe aussi bien l’agriculture végétale que l’agriculture animale. Pour l’agriculture végétale, il s’agit des filières ciblées par le décret du Premier ministre notamment, la consommation de masse, la banane plantain, le maïs, le soja, le riz, le sorgho, l’okok (ce dernier ne figure pas dans le décret du Premier ministre mais a été ajouté par le MINADER) ; pour l’optimisation, l’on retient le cacao, le café, le coton et le palmier à huile. Concernant l’agriculture animale, les filières retenues sont les filières bovine, porcine, avicole et poisson.

La méthodologie combine à la fois la collecte des données secondaires (études et rapports divers) et primaires par voie d’entretiens semi directifs auprès des acteurs institutionnels et investisseurs du secteur de l’agriculture. L’analyse de contenu a permis de donner un sens aux données collectées à travers une analyse diagnostique selon le modèle SWOT (Strengths Weaknesses Opportunities Treats) dans les 6 axes retenus à savoir : l’innovation et la recherche, le cadre juridique et réglementaire la sécurité foncière, la gouvernance et le cadre institutionnel, les productions végétales et les productions animales. Les préoccupations de gestion des ressources naturelles sont analysées de manière transversales dans les deux derniers axes.

 Il a été indispensable au départ de s’entendre sur le concept d’agriculture de seconde génération, sa définition et sa caractérisation.

Par la suite nous avons fait une analyse sur l’agriculture en place en vue d’en maitriser les contours.

Il ressort de cette l’analyse diagnostique que l’état actuel de l’agriculture camerounaise est caractérisé par une faible compétitivité dont :

  • Celle des productions végétales et animales ;
  • Les difficultés d’accès aux marchés ;
  • La précarité des conditions de vie ;
  • La faible organisation des acteurs ;
  • Un environnement naturel en pleine dégradation ;
  • Une faible capacité en termes d’innovation et de recherche ;
  • Un environnement juridique institutionnel et de gouvernance insuffisamment adapté ;
  • Une insécurité foncière et
  • L’insuffisance de financement.

La modélisation de la mutation vers l’agriculture de seconde génération que nous proposons retient comme préalables l’existence d’un environnement favorable à l’innovation et à la recherche, d’un cadre juridique et réglementaire adéquat, d’un système de gouvernance efficace et adapté ainsi qu’une sécurité foncière indispensable au déploiement des entreprises agricoles. En plus de ces quatre axes, la production végétale et animale ont fait enfin l’objet d’analyse dans la présente étude. Il ressort de l’analyse que :

  • Pour l’innovation et la recherche, il convient d’augmenter le nombre de chercheurs, d’améliorer les capacités des centres de recherche et d’assurer le transfert de technologies agricoles vers les universités et les agro-entreprises.

 Pour le cadre réglementaire et législatif, il est question d’engager une série de réformes légales et réglementaires ; un intérêt particulier devra être accordé au statut de l’agriculteur et à la sécurité foncière ;

  • Pour le management du secteur, il s’agit, à court terme, de développer l’ « intersectorialité » et à long terme il convient d’envisager une nouvelle structure organisationnelle regroupant toutes les fonctions du secteur rural dans le but d’assurer une meilleure cohérence et une plus grande efficience (utilisation judicieuse de toutes les ressources). Si cette proposition à elle seule ne suffit pas pour garantir l’efficacité, elle a le mérite de créer une forte proximité entre les structures, ce qui est un préalable indispensable à un meilleur déploiement ;
  • Relativement à la production végétale et animale, l’objectif est d’améliorer les performances de l’Agriculture camerounaise pour assurer la sécurité alimentaire et conquérir les marchés intérieurs et extérieurs à travers l’amélioration de la production, des approvisionnements, de la transformation, de la commercialisation de la distribution et de la consommation.
  • Concernant spécifiquement la filière cacao-café, aujourd'hui, il y a enfin de l'espoir dans la filière. Les efforts soutenus des cacaoculteurs dans les sept régions

Productrices de Cacao commencent à porter des fruits. La campagne 2014/2015 vient certes confirmer la tendance haussière de la production camerounaise, mais elle met également en lumière une évolution en dents de scie, où les hausses succèdent aux baisses d’une saison à l’autre.

Les stratégies à mettre en œuvre pour opérer la transition optimale vers l’agriculture de seconde génération retiennent par conséquent comme objectif global d’améliorer la compétitivité de l’agriculture. Trois objectifs stratégiques sont alors retenus : améliorer les capacités des centres de recherche et assurer le transfert de technologies agricoles vers les universités et les agro-entreprises innovantes ; rendre le cadre législatif et réglementaire plus attractif pour l’ASG ; assurer la sécurité alimentaire et conquérir les marchés intérieurs et extérieurs. Pour chacun de ces objectifs des actions sont proposées.

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